Connexion

Saisissez votre email ou votre nom de membre

Saisissez votre mot de passe

J'ai oublié mon mot de passe.


Je souhaite devenir membre de notreHistoire.ch.

Je représente une institution.

Zermatt par Meltzer

Zermatt par Meltzer
Ajouter

Description

Cette CP non voyagée est la reproduction d'un dessin à l'encre de Charles Meltzer (1856-1922).

Me basant sur l'autre carte du même artiste, je déduis que cette carte date de la même époque (environ 1900).


"Dans cette belle vieille maison de la rue de I'Hôtel-de-VMIe, où avait son atelier Charles Meltzer, des mains pieuses ont assemblé en exposition posthume les œuvres de cet artiste, mort récemment, et qui s'en est allé sans bruit, comme il avait vécu. Sa modestie le poussa à ne pas exiger de son talent plus que celui-ci ne pouvait lui donner. Il était mesuré et patient, ami du travail consciencieusement conduit.

Ayant passé dans les affaires de banque et de bourse une partie de sa vie, il en conservait des habitudes d'ordre; il voulait ses dessins propres comme une page de grand-livre. Fervent alpiniste, il courut les montagnes à la recherche tout à la fois des saines émotions du grimpeur et du charme ressenti en face d'un motif à fixer de suite sur le papier, à la plume ou au crayon, pour le reprendre plus tard, lui rendre sa couleur au moyen du pastel ou de l'aquarelle. Cet aimable motif, il l'a toujours su adroitement, choisir, en haute montagne, ou dans la région des mazots. Quittant parfois la Suisse pour l'Italie, il notait l'élégance des vieux valazzi ou le détail de quelque vieux mur émergeant des cyprès. Innombrables sont les croquis tombés de sa main; il ne dédaigna point jusqu'à la carte postale et en dessina quelques séries. La grande toile ne fut point son affaire. Son œuvre peint à l'huile est restreint. On peut cependant voir ce Cervin en hiver, à l'Exposition nationale de 1896.


    Né à Riga en 1856, Maltzer est mort à soixante-six ans et si, comme artiste, il n'a point ouvert de sentiers nouveaux, du moins a-t-il recueilli au long de ceux qu'il parcourut de ses gros souliers ferrés et la pipe à la bouche, des impressions vives qu'atteste l'exposition présente."


Extrait du Journal de Genève du 26 mai 1922, communiqué par Sylvie Bazzanella

Une autre carte du même auteur :

Commentaire(s)

Ajouter un commentaire