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A propos de Paul Gerber

  • Né le 25 janvier 1900 à Aubonne, fils d'un tailleur suisse alémanique - Fritz Gerber - il étudie au collège du village puis passe trois ans à l'Ecole Suisse de Céramique de Chavannes-Renens. Il en sort avec d'excellentes notes et part alors se perfectionner comme modeleur à Langenthal, Steffisburg et dans le Jura.
  •  Il est engagé ensuite à la Poterie du Sornin à St Maurice-lès-Châteauneuf comme modeleur. Il fait la connaissance de la soeur de son patron, Maurice Dagot, fille d'un fameux décorateur de Charolles, Hippolyte Dagot. Il l'épouse en août 1923. Dès lors leur vie se précipite...!
  • Après un saut de puces à Montereau, il est engagé par Charles Briand à Charolles. Sa fille Josette vient au monde. Il rachète la Poterie du Sornin qui ne tarde pas à péricliter. En 1926 il a un premier fils, Edmond, quitte la Saône-et-Loire pour le Poitou: Chauvigny, où arrive le troisième enfant, René, en 1927.
  • Retour en Suisse, comme professeur dans l'école qu'il avait quittée moins de dix ans auparavant. Il renonce à l'enseignement pour incompatibilité d'humeur avec la direction de l'établissement... (1928-29)
  • Déménagement à Ferney-Voltaire (1930-31).
  • Carouge GE, représentant pour une poterie locale (1932).
  • Aubonne, poterie-épicerie (1933-34).
  • Nyon (1934-36)
  • Enfin... Eysins/Nyon dès juillet 1936! On remarque que les meubles acquis pour le jeune couple de 1923 ont vu onze endroits différents en treize ans! Et ne parlons pas de la maman qui devait suivre avec ses enfants... mais cette fois est la bonne.
  • Dès lors, le potier (il n'aime pas "céramiste") construit des ateliers, un four à bois à sa convenance, mais qui nécessite sans cesse de la matière. Son fils Edmond, dit "Fredy", l'aide dans sa tâche et ne tardera pas à devenir l'ouvrier à bon compte de son père.. sans apprentissage ni école de céramique! Ce ne fut pas vraiment un choix. Il travaillera à Eysins jusqu'à son départ à Rolle en 1955.
  • Entre-temps il épouse la fille du maréchal-ferrant local, Liliane Tecon, qui a oeuvré comme décoratrice à la poterie quelques années.
  • La guerre survient... Ce sera la meilleure période pour les finances du potier car les frontières étant fermées, il doit fournir davantage et engage du personnel: tourneurs, ouvriers, décoratrices... Mais pas la richesse! L'artiste est mauvais commerçant, ne fait aucune publicité. La poterie n'a jamais eu même une enseigne! Ce manque d'ambitions sera aussi une des causes du départ de son fils, en sus de la misère des gages reçus.
  • Mais, vaille que vaille, l'entreprise poursuit sa route. La clientèle est variée: fleuristes et pâtissiers de Genève, épiciers des villages lémaniques et jurassiens, grands magasins de l'époque...
  • Mais le modeleur ne peut guère créer que de la vaisselle "utilitaire", sans pouvoir laisser libre cours à l'art pour l'art. Il en souffre, naturellement, mais il faut bien vivre! Même Fredy vient en renfort durant ses congés pour que les "séries" soient assurées. C'est que les méthodes sont encore bien classiques puisque Paul Gerber n'a jamais investi dans de la machinerie moderne, convaincu qu'il est de la vanité de vouloir concurrencer les industriels français ou allemands.
  • Tout ceci ne l'empêche pas de recevoir toute personne intéressée par son art: groupes de jeunes de la région, gens désireux de se perfectionner, touristes curieux, stagiaires... Un fils des entreprises Deshoulières, Yves, passa des mois à Eysins. Paul Gerber avait travaillé chez eux à Chauvigny comme dit plus haut. Il faut croire qu'il y avait laissé une bonne impression... L'entreprise en question est encore actuellement fort prospère, mais à une autre échelle qu'Eysins! L'atelier de décoration reçut également des amateurs parfois distingués qui profitaient des conseils des professionnels et du matériel à disposition.
  • le nombre d'ouvriers diminue: un collaborateur dans les ateliers, une dernière décoratrice à laquelle il tient des fois compagnie pour enfin décorer à sa guise... Il est le maître des émaux. N'a-t-il pas suivi des cours de chimie par correspondance dans les années 20 ?
  • Mais est-ce la faute du plomb de l'émail ou la Gauloise, il se meurt d'un cancer en 1977. Berthe, "la Mémé" lui survivra peu d'années.
  • La propriété sera vendue à des promoteurs, les ateliers démontés ou démolis, le grand verger couvert de constructions..
  • Restent les poteries variées que j'ai le plaisir - l'honneur - de vous montrer ici.
  • Qui sait, peut-être aurez-vous le loisir de compléter mes apports comme je le ferai moi-même sans cesse? En tout cas je reste à l'écoute, merci d'avance pour vos questions ou remarques.
  • Christian Gerber, petit-fils de Paul, natif et bourgeois d'Eysins.
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Commentaire(s)

Georges Savary
Georges Savary 31/01/2012
Très intéressant. Bel hommage.
Martine Desarzens
Martine Desarzens 11/10/2013
Merci pour cet écrit que j'ai apprécié ! J'aime particulièrement le ...."Aubonne, poterie-épicerie (1933-34)" ! On voit que le vie commerciale de l'artisan était difficile .

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