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Peter TCHAIKOWSKI, Variations sur un thème rococo op. 33, Mstislaw ROSTROPOWITSCH, OSR, Ernest ANSERMET, 1966

Peter TCHAIKOWSKI, Variations sur un thème rococo op. 33, Mstislaw ROSTROPOWITSCH, OSR, Ernest ANSERMET, 1966
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Illustrant ce descriptif: Mstislaw Rostropowitsch, 1963, et Ernest Ansermet, 1963, cette photo sur NotreHistoire

Composée pendant l'hiver 1876-1877, l' oeuvre fut donnée en première audition à Moscou le 18 novembre 1877, par Wilhelm Fitzenhagen - à qui elle est dédicacée - sous la direction de Nikolaï Rubinstein. 

"[...] Première oeuvre de ce type dans la musique russe, elle est écrite sous forme d’un cycle de variations sur un thème s’apparentant à la musique «galante» du XVIIIe siècle, aimée de Tchaïkovski. L’orchestre est conforme à l’effectif de l’époque: cordes, bois et cors par deux, sans autres cuivres ni percussion. Le dédicataire fut le violoncelliste allemand Wilhelm Fitzenhagen, qui s’appropria le texte musical sans vergogne, réécrivant la partie soliste, et surtout intervertissant l’ordre des variations. C’est dans sa version que l’oeuvre fut créée à Moscou le 18 novembre 1877 sous la direction de Nikolaï Rubinstein, et fut ensuite publiée. Tchaïkovski n’accepta la situation qu’en rechignant, mais n’opposa pas de refus. La version originale ne fut jouée qu’au XXe siècle et éditée dans le cadre de la publication complète des oeuvres de Tchaïkovski en URSS. Dans la majorité des cas, les violoncellistes continuent à préférer la version remaniée, qui offre en effet une meilleure progression dans l’ordre des variations, constituant une forme qui se rapproche d’une symphonie. 

Après une courte introduction orchestrale, les deux premières variations, s’enchaînent, allantes et spirituelles. Vient ensuite le mouvement Andante, avec une magnifique cantilène, valse lente qui aurait pu figurer dans un ballet (Le Lac des Cygnes a été composé un an auparavant); les deux variations suivantes sont également d’allure dansante, mais plus enjouées, parsemées de traits soudains, avec dans la seconde des successions de notes trillées au violoncelle en contrepoint au thème à la flûte. C’est ensuite la cadence de soliste, qui se trouvait initialement être à la suite de la variation n°2, et survenait trop tôt dans le cycle, ce qui fut l’un des principaux arguments de Fitzenhagen pour justifer ses interventions. L’avant-dernière variation est empreinte d’une langueur mélancolique, avant l’élan ultime, spectaculaire, frémissant et joyeux. [...]" cité d'un texte d'André LISCHKE

            Mstislav ROSTROPOVITCH en 1963, D.R., photographe ??, lieu ??

L' enregistrement proposé ici provient du 12e concert de l'abonnement de la saison 1965-1966 donné au Victoria-Hall de Genève le 30 mars 1966 par l'Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d'Ernest ANSERMET, avec au programme: 

Le concert fut un triomphe pour Mstislaw ROSTROPOWITSCH: 

"[...] Le violoncelliste Mstislav Rostropovitch a remporté hier soir un succès sans précédent, comme il est rarissime d'en voir remporter par un violioncelliste et même un grand pianiste ou violoniste. Rostropovitch exerce — et on le savait déjà — une véritable fascination sur le public, fascination qui tient d'abord à des qualités techniques invraisemblables, tant elles dominent avec une aisance et une infaillibilité totales tous les problèmes les plus ardus que présente le violoncelle. Mais en plus — qu'il s'agisse de l'action de la main gauche ou de celle de l'archet — Rostropovitch confère à ces éléments techniques eux-mêmes une étonnante dimension: traits d'une justesse et d'une netteté absolues, variété et mobilité extrême du vibrato, légèreté et plénitude du son, un son qui atteint à une rare puissance, sans jamais craquer (comme c'est si facilement le cas au violoncelle). Mais il y a aussi dans le jeu de Rostropovitch une ardeur très particulière, une vitalité débordante — plus, semble-t-il, qu'une profonde émotion intérieure — qui entraîne, subjugue, passionne. 

Rostropovitch est une personnalité si vivace, si brûlante qu'elle impose ses conceptions avec une force devant laquelle il faut s'incliner, même si l'on n'est pas enclin à le suivre partout. On peut penser en effet que cette infaillibilité n'est peut-être pas absolue dans le domaine du goût et l'on peut regretter, par exemple, que l'artiste insiste autant sur ce qu'une oeuvre comme les Variations Rococo de Tchaïkovsky donnent de prise à la sentimentalité et au pathos. Ceci dit, son exécution de ces Variations fut d'un tel brio, d'un tel élan, témoignant en même temps d'un art si achevé du «suspense», qu'on ne peut manquer de s'associer au juste triomphe qui lui fut réservé. 

Quant à l'oeuvre de Britten qui nous était proposée en première audition, son interprétation avait autant de vie que d'esprit, de juste fantaisie et de merveilleux dynamisme. 

Mais j'avoue être assez embarrassé pour émettre une opinion circonstanciée de cette «Symphonie» que j'ai pourtant pu entendre plusieurs fois. Elle dénote un admirable travail orchestral et instrumental, et dans le domaine de l'alliage des sons, d'un doigté qui n'est pas pour étonner de la part de Britten. Elle laisse cependant une impression extrêmement fragmentaire et si ce n'est pas une certaine vivacité du trait, j'ai eu quelque peine à lui découvrir un véritable style. Sa signification, ou ses significations, n'ont pas réussi pour moi à prendre beaucoup de poids, malgré mes efforts répétés. Bref, il m'a semblé voir là quelque chose d'assez «fabriqué». 

Si j'ai mis l'accent aujourd'hui sur cette participation au caractère exceptionnel de Rostropovitch, je m'en voudrais de ne pas souligner le soin extrême mis par Ernest Ansermet pour réaliser de manière parfaite le commentaire orchestral des oeuvres avec violoncelle. Ouvert par cette très jolie «turquerie» constituée par l'ouverture de «Abou Hassan» de Weber, le concert — et en même temps la saison de l'abonnement — devait, de plus, s'achever de manière superbe par une «Ibéria» de Debussy détaillée avec une maîtrise, un goût et une finesse incomparables par le chef de l'OSR remarquablement secondé par ses musiciens. Franz Walter. [...]" Compte-rendu de Franz WALTER publié dans le Journal de Genève du 31 mars 1966, page 11


L' enregistrement que vous écoutez...


Peter Tchaikowski, Variations sur un thème rococo pour violoncelle et orchestre, op. 33, Mstislaw Rostropowitsch, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, Genève, Victoria-Hall, 30 mars 1966, 12e concert de l'abonnement de la saison 1965-1966


1. Moderato assai quasi andante

2. Tema: Moderato semplice

3. Variazione I: Tempo del Tema

4. Variazione II: Tempo del Tema          04:45 (-> 04:45)

5. Variazione III: Andante sostenuto     03:58 (-> 08:43)

6. Variazione IV: Andante grazioso

7. Variazione V: Allegro moderato         04:21 (-> 13:04)

8. Variazione VI: Andante

9. Variazione VII e Coda: Allegro vivo   06:16 (-> 19:20)

10. encore, sarabande de la 2e suite de Johann Sebastian Bach 05:45 (-> 25:05)


Provenance: Radiodiffusion, Archives RSR resp. RTSR


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