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Nikolai RIMSKI-KORSAKOW, Op. 30, André PERRET, OCL, Victor DESARZENS, 1957

Nikolai RIMSKI-KORSAKOW, Op. 30, André PERRET, OCL, Victor DESARZENS, 1957
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Illustrant ce fichier audio: André PERRET, une prise de vue de Photo Bertrand, Genève, publiée entre autres dans la revue Radio Actualités du 3 mars 1959, No 9, en page 328

Nikolai Rimski-Korsakow composa ce concerto entre 1882 et 1883, pendant une période très heureuse du milieu de sa vie; parmi les autres compositions de cette période, riches en lyrisme charmant, figurent l’opéra Snegourotchka et la pièce orchestrale Skazka («Conte féerique»). Le Concerto fut donné en première audition en mars 1884 à Saint-Pétersbourg, lors d’un concert de l’Ecole libre de Balakirev. 

"[...] Si le lyrisme y est toujours sincère et profond, le Concerto annonce aussi le maître artificier des années suivantes. 

Dédié à la mémoire de Liszt, il doit à ce compositeur sa structure en un seul mouvement (semblable à celle du deuxième Concerto en la majeur de Liszt) et son pianisme orné et virtuose. Contrairement au Concerto de Liszt cependant, celui de Rimski-Korsakov est basé sur un seul thème, le no18 de l’important recueil d’airs populaires que Balakirev avait publié en 1866. 

Après quatre mesures d’introduction, le basson joue l’air populaire, repris peu après par la clarinette. Cette introduction lente est suivie d’un Allegretto au rythme de polonaise («quasi polacca»), d’une partie intermédiaire Andante mosso et d’un Allegro final. L’oeuvre se conforme ainsi à la forme traditionnelle en trois mouvements du concerto classique, mais en les télescopant en un seul. Les métamorphoses de l’air populaire sont toujours heureuses, et très claires pour l’auditeur. Le motif d’accompagnement à la main gauche, aux notes largement espacées, du ravissant Andante central est lui-même inspiré par le début de l’air, tandis que le matériau mélodique est tiré de sa deuxième partie. 

Après que la musique ait atteint le plus haut degré de la passion, l’Allégro final est introduit par de vigoureux accords au piano suivis de gammes ascendantes par tons entiers de doubles croches à l’octave. 

L’admiration de Balakirev pour le lyrisme profond et chaleureux, les morceaux de bravoure soignés et l’utilisation parfaitement appropriée de l’air populaire, nous permet de placer cette oeuvre entièrement dans la sphère d'influence de l’école nationaliste russe. Elle exerça en outre une influence sur les oeuvres concertantes de nombreux compositeurs russes ultérieurs, entre autres Glazounov, Arenski et plus particulièrement Rachmaninov dont le premier Concerto pour piano allait être écrit moins d’une décennie plus tard. [...]" cité des notes rédigées par Edward Garden en 1993 pour Hyperion, dans une traduction d'Elisabeth Rhodes 


Les interprètes de l'enregistrement proposé ici sont André PERRET et l'Orchestre de Chambre de Lausanne, le tout sous la direction de Victor DESARZENS. De cette prise de son je ne connais que l'année, 1957, tel qu'indiqué lors d'une récente rediffusion. 

L' enregistrement que vous écoutez...

Nikolai Rimski-Korsakow, Concerto pour piano et orchestre en ut dièze mineur, Op. 30, André Perret, Orchestre de Chambre de Lausanne, Victor Desarzens, 1957 (13:21)

  •   1. Moderato — Allegretto quasi polacca
  •   2. Andante mosso
  •   3. Allegro

Provenance: Radiodiffusion, Archives Radio Suisse Romande RSR resp. RTS



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