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Histoire(s) de la Cinémathèque (8e partie): Les héros du cinéma franco-suisse Jean-Luc Godard et Michel Simon

Huitième partie de notre dossier sur l'histoire de la Cinémathèque suisse. Un volet et le suivant consacrés aux "géants" du cinéma suisse face à la caméra et derrière la caméra. Freddy Buache, le fondateur de la Cinémathèque suisse et Frédéric Maire, l'actuel directeur, ont été réunis à l'initiative de notreHistoire.ch le mercredi 9 janvier 2019. Ils ont accepté de donner un commentaire sur la carrière de Michel Simon, de Jean-Luc Godard, du Groupe 5, d'Yves Yersin ou de la Bande à Part. Commençons par deux personnalités qui ont autant compté en France que dans leur pays d'origine: Michel Simon, "une personne extraordinaire" selon Freddy Buache et Jean-Luc Godard, un cinéaste que Buache voyait souvent à la Cinémathèque suisse voire chez lui parce que Jean-Luc Godard aimait particulièrement le chien des Buache.

Freddy Buache chez lui en compagnie de Frédéric Maire, Lausanne le 9 janvier 2019

En avril 1980, la Municipalité de Lausanne cherche à faire parler de la ville - et de ses trésors touristiques - à une échelle mondiale. Jean-Pascal Delamuraz, alors syndic, cherche à dénicher un cinéaste capable de raconter Lausanne de manière originale. Ce seront finalement deux personnalités exigeantes du monde du cinéma suisse qui vont s'atteler à cette tâche. Le récit des événements qui ont suivi cette commande quelque peu osée par Freddy Buache est savoureux. Tout n'est pas allé de manière rectiligne, comme souvent avec Godard, serait-on tenté de dire.

Jean-Luc Godard est un ami de Freddy Buache. L'homme qui passe le plus clair de son temps en Suisse cherchait à découvrir les films de cinéastes qu'il admirait (les films de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet entre autres). Freddy Buache s'est fait un plaisir de les lui montrer. Le réalisateur de "Bande à part" a usé de quelques stratagèmes pour ne pas attirer l'attention d'autres habitués du Casino de Montbenon.

Last but not least, Michel Simon, l'acteur à la voix inimitable, qui a cependant commencé dans le cinéma muet, après avoir fait ses armes dans le théâtre auprès de Pitoëff ou Jouvet. Au cinéma muet, il joue de son physique particulier pour marquer les esprits, en accentuant se laideur pour faire passer des émotions. C'est dans le "parlant" que l'acteur genevois né en 1895 (l'année de l'apparition du cinématographe) qu'il se révélera au grand public.

Par David Glaser

Pour tous renseignements sur le programme de la Cinémathèque suisse, allez sur ce lien.

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