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Les Bâtisseurs de la Suisse: Ursula Andress (5/5)

On termine notre série Les Bâtisseurs de la Suisse avec une femme, et quelle femme! Celle qui a incarné au grand écran LA "James Bond Girl". C'est Ursula Andress, l'actrice suisse la plus connue au monde. Dans "Dr. No", le bikini qu'elle portait lors de la scène de l'eau a certainement aidé à construire le mythe de l'actrice qui fait rêver la terre entière, qui passionne les fans et nourrit les fantasmes les plus fous chez les acteurs masculins aussi bien que dans le grand public. Elle ne fut pas qu'une égérie pour posters de playmates, Ursula Andress s'est aussi engagé pour des causes féministes, contre la violence domestique ou contre la violence des hommes cinquante avant #MeToo.

Cette personnalité glamour a aussi placé la Suisse sur la carte au pays des stars internationales venues faire le bonheur de Hollywood, les Etats-Unis. Elle a aussi élu domicile à Rome, Cinecitta, et en France... Une grande voyageuse, une actrice insatiable de rencontres et de rôles. Mais attendez, Ursula Andress, la Bernoise devenue un jour citoyenne de l'Oncle Sam, n'a jamais arrêté d'être suisse. Dans ce document de la RTS, elle raconte son enfance bernoise heureuse, avec une mère extraordinaire et un père sublime qui lui ont beaucoup donné, que ce soit la discipline ou simplement l'amour. Son attachement aux petits plaisirs que procurent son pays d'origine.

Elle est au micro de Madeleine Constant, l'émission s'appelle "Les Ronds dans l'eau" en 1978. On y découvre une Ursula Andress sportive, marrante, au naturel, qui n'aime pas les glaces et qui n'a pas toujours aussi facilement accepté de se montrer en tenue légère sur les plateaux. Dans cet entretien, on est loin de l'image stéréotypée de Honey Ryder, sortant de la mer pour le plus grand enchantement de Sean Connery.

Ursula Andress avec son compagnon de 1966 à 1972, Jean-Paul Belmondo, CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR ECOUTER L'EMISSION DE RADIO DE LA RTS.

Sa carrière débute en Italie avec de bifurquer vers les Etats-Unis, jouant auprès de stars de la musique et des écrans comme le rocker Elvis Presley ainsi que les crooners Frank Sinatra et Dean Martin. Elle sera la petite amie de James Dean juste avant sa mort accidentelle et l'épouse de John Dereck.

La Bernoise fait plusieurs fois la couverture de «L’illustré» (ici 22 janvier 1959).

En 1965, Ursula pose nue pour le magazine Playboy, signe d'une ouverture très grande, au mépris des mœurs d'une société américaine pas encore complètement émancipée de ses vieux démons (on est en pleine année décisive pour le mouvement des droits civils aux Etats-Unis).

Ursula Andress en couverture de l'édition italienne de Playboy Italie (collection L'illustré)

1975, cette période de la vie de la star est 100% italienne. Elle joue dans une production à la dimension fortement érotique ("Défense de toucher"), et elle continuera dans un registre plus exotique qu'érotique en rivalisant toujours avec les sex symbols de l'époque que sont Anika Ekberg ou Virna Lisi. Ursula joue les premiers rôles au sein de la ligue des plus belles actrices du monde.

Juillet 1967, Ursula Andress pose au nom des femmes battues en une d’«Esquire» (collection L'illustré).

Elle jouera aussi de grands rôles comme ceux de Joséphine de Beauharnais ou Marie-Antoinette, instaurant une relation de proximité avec la France et ses personnages féminins historiques et célèbres.

La dernière partie de sa filmographie l'associera avec des acteurs comme Bud Spencer et Aldo Maccione. Peut-être pas les meilleures compositions de sa longue et riche carrière d'actrice mais jugez-en vous même sur pièce en cherchant les films sur le web.

Pour beaucoup de Suisse, Ursula Andress reste la "James Bond Girl" qui fera rayonner le pays dans le monde entier en 1962 à la sortie de "Dr No". Elle obtint le Golden Globe Award de la meilleure nouvelle actrice de l'année. Pour l'anecdote, elle fut doublée par l'anglophone Nikki van der Zyl à cause de son accent bernois trop prononcé.

Par David Glaser






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