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Novembre 1932, témoignage

Dans les soldats présents à Genève, mon père. Appelé comme d'autres jeunes valaisans, souvent des ouvriers comme les Genevois, à venir défendre une cause qui n'était pas la leur, mon père a du répondre présent.

Je n'ai pas eu l'occasion de beaucoup discuter avec mon père sur cet événement mais je sais que lui et ses camarades avaient très peur. Un jour de garde, comme il avait oublié ses munitions, il en demanda au moins une balle à l'un de ses camarades qui refusa de lui la donner.

Chacun était conscient qu'ils auraient à se défendre et probablement à tirer. Malheureusement les événements tragiques ont fait de ces jeunes soldats, mon père avait 23 ans, des "assassins".

Dommage que ma méconnaissance de ce tragique événement ne m'a pas donné l'occasion d'en savoir un peu plus de son vécu par mon père.

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Commentaire(s)

Renata Roveretto
Renata Roveretto 18/12/2018
La triste face de l`humain , toujours inchangée , se montre clairement dans l`expérience faite par vôtre père.,Que dire?
Patrick Auderset
Patrick Auderset 20/12/2018
En fait, les troupes valaisannes ne sont intervenues que le samedi 12 novembre, à l'occasion de la grève générale de protestation dénonçant l'intevention meurtrière de l'armée le 9. Parti dans la nuit de vendredi à samedi, le bataillon du régiment d’infanterie de montage 6, cantonné à Sion, arrive au bout du lac le 12 au matin. Il sera chargé de protéger les bâtiments publics et de maintenir l’ordre. Avec le temps, la rumeur laissera entendre que ce sont les soldats valaisans, et non les genevois, qui ont fait feu sur les manifestants bien qu’ils soient arrivés sur les lieux plus de 48 heures après les événements.
Albin Salamin
Albin Salamin 20/12/2018
Merci pour ces précisions. Je ne sais pas exactement quand mon père a dû venir à Genève mais ce que je sais c'est qu'ils avaient la trouille au ventre.

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