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Edouard LALO, Ouv. «Le Roi d'Ys», Extr. répétition et concert, OSR, Georges PRÊTRE, 1972

«Le Roi d'Ys» d' Edouard Lalo est un opéra centré sur l'amour, la jalousie et le surnaturel, qui est peu souvent représenté sur scène. C'est avant-tout son ouverture qui est assez souvent jouée.

      L' opéra s'inspire d'une ancienne légende bretonne, racontant la disparition de la ville d'Ys, capitale du royaume de Cornouaille, engloutie au large de Douarnenez, selon la légende.

Affiche Le Roi d'Ys: Paris, G. Hartmann et Cie / Gorguet, Auguste François-Marie (1862-1927), Illustrateur. Date d'édition: 1888. Droits: domaine public, Identifiant: ark:/12148/btv1b90089123, Source: Bibliothèque nationale de France

      Deux couples s'y affrontent, un angélique - Rozenn, deuxième fille du roi d'Ys, et Mylio, un chevalier ami d'enfance des deux filles - et un maléfique - Margared, fille aînée du roi, et Karnac, un prince soldat d'un pays ennemi qui a signé la paix avec le Roi - qui font penser au quatuor imaginé par Richard Wagner pour son Lohengrin - Lalo était d'ailleurs un admirateur de la musique de Wagner.

      La jalousie de Margared (également éprise de Mylio) envers sa soeur l'entraîne à organiser l'engloutissement de la cité de son père, mais l'intervention surnaturelle de Saint Corentin - protecteur de la ville - empêche la catastrophe.

      La seconde épouse d'Edouard Lalo - la contralto Julie de Marigny, d'origine bretonne - semble être à l'origine de l'intérêt de Lalo pour ce folklore breton.

      Le Roi d'Ys fut donné en première représentation le 7 mai 1888 au Palais Garnier par la troupe de l'Opéra Comique.

Sur son ouverture:

"[...] Lalo travaille plusieurs années sur la partition du ROI D’YS qui trouve dès lors une richesse et un équilibre marqué par différents courants musicaux. On repère une inspiration wagnérienne dans l’utilisation du principe de la narration musicale continue et une musique à rattacher au mouvement du Romantisme. L’ouverture est un des morceaux connus et illustre bien ce double procédé. On y entend les cordes qui expriment l’étendue infinie d’un paysage de solitude marine puis une citation de Wagner. Ensuite des scènes intimes sont évoquées comme le retour de Mylio avec les clarinettes et la rêverie de Rozenn avec le violoncelle mais les scènes collectives sont aussi mises en place. L’orchestration est colorée. Même si les références à d’autres courants sont perceptibles, la partition de Lalo n’en demeure pas moins personnelle. [...]" cité d'un texte de Florence De Meyer publié dans la Fiche pédagogique «Le Roi d'Ys» de l'Opéra royal de Wallonie.



      D' octobre à décembre 1972, Georges PRÊTRE dirigeait plusieurs concerts de l' Orchestre de la Suisse Romande. Celui du 13 décembre 1972 fut retransmis en direct sur le premier programme de la Radio Suisse Romande - dans le cadre du tradionnel concert du mercredi soir -, et enregistré par la télévision pour être diffusé plus tard, avec des extraits des répétitions:

  • le vendredi 15 décembre dans l'émission «Sur le vif», à 22h, pour les Nocturnes
  • l'ouverture du Roi d'Ys le 19 janvier 1973 à 19h50
  • Shéhérazade de Rimski-Korsakow le 6 avril suivant, à nouveau dans l'émission «Sur le vif» à 21h55.


      Un court compte-rendu de Franz WALTER fut publié le 15 décembre 1972 dans le Journal de Genève en page 13, rubrique «Flashes-minuit»:

"[...] Ouverture du «Roi d'Y's» de Lalo, Trois Nocturnes de Debussy et Shéhérazade de Rimsky-Korsakoff, un programme imagé, qu'enregistrait d'ailleurs la Télévision et que l'on pourra donc voir de plus près encore sur les petits écrans.

À propos d'image, celle que nous donne Georges Prêtre au pupitre est assez déconcertante: une carrure athlétique et des gestes qui se complaisent dans une préciosité et un maniérisme assez gênant. Autant de câlineries qui manifestement prennent l'orchestre à rebrousse-poil, lequel orchestre n'en perd donc pas pour autant sa dignité. Par ailleurs, un geste qui en se voulant impérieux se fait théâtral, mais est capable néanmoins d'entraîner ses musiciens en des emportements fougueux et de véritables débauches sonores.

Il en résulte des exécutions qui, si elles ne répondent pas aux critères du goût le plus châtié, font un indiscutable effet. Par leurs contrastes très accusés, d'abord, par leur vitalité, ensuite, qui est le reflet d'une force de tempérament qu'on ne peut manquer de reconnaître. À ce point de vue, l'ouverture de Lalo a pris des allures particulièrement brillantes. Les Nocturnes nous ont valu quelques atmosphères attachantes. Tandis que Shéhérazade m'a paru un peu tirer en longueur et parfois trop bruyant.

Soulignons l'excellente prestation de notre violoncelle-solo, François Courvoisier, dans Lalo, celle aussi de Peter Rybar dans les périlleuses interventions de Rimsky. Et enfin on a goûté la fraîcheur des voix naturelles des jeunes chanteuses du Choeur universitaire préparées par Chen Liang-shen, dans le troisième Nocturne. [...]"

      À noter que Georges Prêtre a placé les violoncelles à sa droite, certainement pour bien mettre en valeur le solo de violoncelle de François COURVOISIER:

François COURVOISIER en concert avec l'OSR, Lalo, Ouv. Roi d'Ys, instantané cité de la vidéo présentée sur cette page

     La première moitié de la vidéo est consacrée à des extraits de répétition, puis - à 15:10 - suit l'ouverture telle que donnée en concert ce mercredi soir (générique équipe TV&son à la fin, 27:43)

Georges PRÊTRE en répétition avec l'OSR, Lalo, Ouv. Roi d'Ys, instantané cité de la vidéo présentée sur cette page

Pour voir et écouter ...

Edouard Lalo, Ouverture de l'opéra «Le Roi d'Ys», Extraits de répétition et concert, Orchestre de la Suisse Romande, Georges Prêtre, 13 décembre 1972, Victoria Hall, Genève


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