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Lieutenant-Aviateur Roger de Weck





Le Lieutenant-Aviateur Roger de Weck, qui a été victime, à Dübendorf (Zürich), le vendredi 7 juillet 1916, à l'âge de 25 ans, d'un mortel accident d'aviation.

Phot. aimablement communiquée par M. Raymond de Boccard, Fribourg.


Le lieutenant Roger de Weck, troisième fils de M. Ernest de Weck, syndic de la ville de Fribourg, était né en 1891. Il avait fait ses études au collège St-Michel et été, pendant trois ans, l’élève appliqué de l’Ecole des Arts et Métiers de Fribourg.

Nommé lieutenant le 31 décembre 1912, et incorporé tout d’abord dans la IIIe compagnie du bataillon 16, il fut, sur sa demande, attaché au corps d’aviation militaire. Il y fit preuve d’autant d’intelligence, d’ardeur et de belle audace que de minutieuse prudence; ses progrès furent rapides et brillants. Au mois de mai dernier, il effectuait, de Dübendorf à Olten, en s’élevant jusqu’à 3500 mètres, son premier grand vol, suivi de beaucoup d’autres : lorsqu’une mort prématurée vint brusquement clore une carrière si riche de promesses, il avait accompli 181 vols, dont neuf sur Farman. Il avait été nommé, le 15 mai, aviateur militaire. Il n’ignorait pas d’ailleurs les risques du noble métier choisi et, d’avance, il avait fait pour son pays le sacrifice de sa vie.

Le vendredi 7 juillet, à 7 heures du matin, il prenait place comme pilote, après en avoir usé comme passager, sur le grand biplan Farman qui au début de la guerre, avait atterri près de Porrentruy, et dont le gouvernement français avait fait hommage à la Suisse.

Il décolle, s’élève de quelques mètres, file comme une flèche : le départ a été excellent. Tout à coup, pour une cause restée inexpliquée, l’appareil plonge; les patins touchent le sol, glissent sur l’espace d’une dizaine de mètres, puis s’enfoncent ; l’appareil capote, projetant loin de son siège l’aviateur, qui, atteint par l’hélice encore en mouvement, reste sur le sol, sans vie, une jambe presque coupée.

Le même jour, à 4 heures du soir, ses camarades accompagnaient à la gare de Dübendorf son cercueil emmenant son corps à Fribourg où, à 10h. ¼ du soir, l’accueillait une foule nombreuse, douloureusement émue.

Le lieutenant-aviateur Roger de Weck a eu de belles funérailles : au cimetière, où un cortège immense, conduit par la fanfare du bataillon lucernois 140, accompagna, avec les honneurs militaires, lundi 10, dans la matinée, sa dépouille mortelle, en présence d’une assistance où l’on remarquait, notamment, les colonels Alfred Audeoud, commandant du 1er corps d’armée, Robert Chavannes, Alfred de Reynold, Romain de Weck, commandant de la place de Fribourg, les lieutenants-colonels Edouard de Goumoëns, commandant du 7e régiment d’infanterie, et Etienne Vicarino ; M. H. Savoy, président du Conseil d’Etat, etc., le major Roger de Diesbach, commandant du bataillon 16, auquel appartenait le défunt, et le capitaine Réal, commandant du groupe d’aviation militaire, rendirent hommage aux brillantes qualités militaires de leur camarade, après quoi furent tirées les salves du dernier adieu.                                                                                               A.B.


Extrait de : © La Patrie Suisse - Journal Illustré - No 596 - Vingt-troisième année. Genève, le 26 juillet 1916.                                                                     
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