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Temple de Nyon

Temple de Nyon

Description

Le Temple de Nyon, ancienne église catholique Notre-Dame, dont le choeur date du XIIe et la nef du XVe siècle, est actuellement le lieu de culte de la Paroisse évangélique réformée de Nyon. L'église est devenue un temple protestant au moment de la Réforme. En 1795, il a fallu démolir le clocher, trop lourd et trop massif, qui posait de gros problèmes, déformant la voûte du chœur et menaçant l’ensemble de l’édifice. Il n’a été reconstruit qu’en 1936, avec une structure en béton armé.

Eclairage sur le clocher du temple de Nyon

Le clocher renferme 5 cloches en do#, coulées par Ruetschi d’Aarau en 1936, à l’exception de la cloche 3, datée du 15e siècle. Do#3 mi3 fa#3 la3 do#4.

L'édifice a bénéficié de plusieurs restaurations dont une en 1925-1926, menée par Ernest Correvon (1873-1965). En 2012-2016, le temple est entièrement restauré. Le 25 novembre 2016, les Nyonnais inaugurent les lieux et ses nouvelles orgues.

Inauguré en 1780, l’orgue du temple de Nyon est l’un des derniers construits en Suisse romande par le grand facteur saint-gallois Samson Scherrer. Il est considéré comme un instrument magnifique qui s’inscrit dans la tradition des orgues de l’époque baroque. Son buffet classé monument historique a été restauré et conservé. Le balcon réservé à son emplacement a été rétréci.

 

Sur la paroi nord du choeur on peut admirer, notamment, une peinture murale illustrant la Pentecôte et la Cène, remontant à la fin du XIII e siècle et les vitraux de François de Ribaupierre,  (1886-1981) réalisés entre 1924 et 1951.

 

Recouverte au moins à trois reprises après la Réforme, la peinture murale qui orne la paroi nord du choeur du temple représente l'épisode la Pentecôte (Actes des Apôtres II, 1-47), c'est-à-dire les apôtres recevant le don des langues afin qu'ils puissent répandre la Bonne Parole dans le monde entier. Ce décor remonte probablement à la seconde moitié du XIIIe siècle. L'absence de la Vierge surprend, mais probablement est-elle délibérée. En effet, entre 1244 et 1250, le prieuré de Nyon est remis aux chanoines réguliers de Saint-Augustin. Or, leur mode de vie communautaire s'inspire ouvertement de celui des apôtres. La composition strictement masculine de la Pentecôte de Nyon est donc peut-être une référence visuelle au mode de vie des chanoines. Par ailleurs, alors que l'église était utilisée par les habitants de la ville, l'accès au choeur était exclusivement réservée aux chanoines.

Peinture représentant la Cène.

Inscription peinte et incomplète, avec une citation latine tirée d'un texte de Sénèque.

 Motifs en arabesque se déployant sous les neuf voûtes de l'édifice.

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